Historique

C.G.S.P. ENSEIGNEMENT CHARLEROI

PREALABLE :

Une organisation syndicale n’est pas une entreprise comparable au privé.
Il s’agit juridiquement d’une Association de fait qui dispose de ses règles propres tout en étant soumise aux lois sociales et fiscalespour le personnel employé, comme toute entreprise.
L’historique sera donc spécifique et limitée, pour l’essentiel, à la Régionale de CHARLEROI.


ORIGINE :

Sur le plan national, la C.G.S.P. a vu le jour officiellement le 19 août 1945.
Auparavant, elle était une branche de la C.G.T.B. (Centrale Générale des Travailleurs de Belgique) qui venait du mouvement socialiste.
A ce niveau, les fondateurs étaient représentés par des Comités qui , en se rassemblant, ont créé la CGSP.
Par après, l’organisation a été partagée en secteurs, suivant les spécificités des professions exercées.
(Cheminots, Postiers, Enseignants…etc.)
A noter que le secteur « enseignement » était à l’originecomposé d’Instituteurs(trices) car ils représentaient la grande majorité des enseignants dans les années 1945/1950.

Sur le plan Régional, la CGSP de Charleroi a existé sous cette forme dès le début avec des sièges d’activités dispersés. Lorsqu’il convenait de réunir tous les secteurs, cela se déroulait au siège de la Maison des Huit Heures, place Charles II à Charleroi. La réunion des secteurs s’appelle l’intersectorielle.

Le secteur Enseignement avait son siège à la Grand-rue à Charleroi Nord depuis 1964 ; auparavant les réunions se faisaient tantôt dans des écoles, tantôt à la Maison des Huit Heures.

C’est en 1973, que tous les secteurs ont établi leur siège au 42, rue de Montigny dans les anciens établissements d’une firme privée. La date de fondation d’origine de la CGSP ENSEIGNEMENT DE CHARLEROI, de manière structurée, en tant que secteur organisé est donc le 1er juillet 1964 , avec regroupement en 1973, à la rue de Montigny.


ETAPES IMPORTANTES :

Avant 1964, les Enseignants de la CGSP ont participé à la grève contre la Loi Unique (1960/1961)

Depuis 1964, différents Congrès ont orienté l’action du secteur Enseignement de Charleroi.

1971 à 1973 : actions syndicales pour la revalorisation des salaires des différentes catégories d’enseignants, du primaire et maternel, des régents, des licenciés.

1973 : installation dans les locaux actuels.

1975 : la loi sur les nouveaux salaires est acquise

1976 : fusion des communes, restructurations des sections syndicales en rapport avec les nouveaux Conseils Communaux, nombreuses négociations pour obtenir les mêmes avantages dans toutes les communes (enseignement communal)

1977 à 1979 : diverses actions pour obtenir des augmentations de salaires de 2 ou 3 % , avec succès

1982 : grève régionale, suivie par d’autres régionales contre le gouvernement libéral dont les intentions étaient de rationaliser le budget de l’enseignement

1983 : régionalisation du secteur en 3 structures syndicales (néerlandophones-bruxellois-wallons)

1986 : grèves de l’enseignement et d’autres secteurs contre le plan de Val Duchesse (moins 21 milliards)

1989 : communautarisation de l’Enseignement ; chaque Communauté devra se gérer avec une dotation qui a été fixée dans une Loi de Financement. La Régionale de Charleroi s’y oppose car les moyens sont trop étroits et des emplois vont être perdus.

1990 : grèves dans l’enseignement, pour la première fois en Front commun, tous réseaux, tous niveaux.
Elle durera par périodes successives jusqu’en décembre où le gouvernement de la Communauté française acceptera de signer un accord (il aura fallu des dizaines de manifestations et des dizaines de jours de grève)

1996 : nouvelles grèves dans l’enseignement contre les fusions d’écoles secondaires et contre la modification du statut de protection sociale (maladie).Cette série d’actions fut un échec.

2000 : le gouvernement promet des moyens financiers pour 2004 au plus tôt, nouvelles actions plus sporadiques, avec les autres secteurs mais essentiellement wallons et bruxellois.

2004 : après quelques actions de manifestations essentiellement, le gouvernement rencontre très partiellement les revendications du Front commun. La CGSP de Charleroi s'y oppose, le secteur ne signera pas; une majorité de Régionales y étant opposées.

SUR LE PLAN INTERNE REGIONAL (enseignement)

  • l’entreprise conserve son équilibre, en toute indépendance avec un nombre d’affiliés oscillant entre 4700 et 4900
  • les statuts de la Régionale, revus en 1983, ont été adaptés en mai 2000
  • la gestion de la Régionale est indépendante, comparable à une petite PME de 5 personnes employées journellement (dont 2 mi-temps)
  • le Secrétariat est chargé de la gestion quotidienne
  • un Exécutif Régional se réunit chaque mois ( sorte de conseil d’administration) et prend les options, orientations , sous la conduite du Secrétariat, et mandate celui-ci pour défendre les avis devant l’instance de décision qu’est l’Assemblée Générale
  • l’Assemblée Générale est convoquée chaque fois que des décisions importantes doivent être prises

LES FONDATEURS REGIONAUX :

En 1964, les premiers Militants fondateurs étaient Madé LORIAUX et Louis PIRMEZ ( tous deux Instituteurs) et les deux premiers Secrétaires permanents s’appelaient Paul ROISIN et Marcel MARCHAND (tous deux Instituteurs également)

Les Secrétaires permanents qui ont succédé aux précédents:

Charles GUILLAUME (jusqu’en 1976) -- Auguste FREMY (de 1976 à 1989)-- Albert VANDER EYCKEN (de 1989 à 1999)-- Pierre DAUBRESSE ( depuis 1983 jusque 2003)-- Pascal CHARDOME (de 1999 à 2008, Président du secteur Enseignement depuis septembre 2008), Paule ANNOYE (depuis 2003, toujours en activité) et Jean-Pierre Perin (depuis 2008, toujours en activité)